« Y a pas photo », « Bingo », « pour un cheveu » : le titre de champion d’Europe d’Evenepoel inspire la presse

« Y a pas photo », « Bingo », « pour un cheveu » : le titre de champion d’Europe d’Evenepoel inspire la presse - Jérôme Jordens

Sacré champion d’Europe au terme d’un sprint terrible face à Giulio Ciccone, Remco Evenepoel fait forcément la Une des grands titres belges ce lundi matin. Cette victoire à la photo-finish a inspiré quelques jeux de mots.

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BELGA

Remco Evenepoel était forcément au cœur de toutes les Unes ce lundi matin après son titre de champion d’Europe sur route. Au terme d’un final haletant lors duquel il est tombé avant de finalement s’imposer à la photo-finish dans un sprint où on l’a longtemps cru battu face à Giulio Ciccone, le Belge de 26 ans a complété sa collection et est devenu le premier coureur à remporter tous les championnats : champion olympique sur route et du chrono, champion du monde sur route et du chrono, champion de Belgique sur route et du chrono, et donc désormais champion d’Europe sur route et du chrono.

« Champion d’Europe au bout d’un vrai thriller », titre d’ailleurs l’Avenir, bien conscient d’avoir assisté à un final exceptionnel. « Roi d’Europe pour un cheveu », a de son côté choisi la Dernière Heure. Alors que la Libre opte pour « Remco champion d’Europe pour un millimètre ». Pour le Soir, c’est « Le Grand Chelem pour Evenepoel ».

De l’autre côté de la frontière linguistique, c’est également la fête à Evenepoel. « Tous les maillots sont à la maison » titre Het Nieuwsblad. Het Laatste Nieuws insiste, de son côté, sur le fait qu’à 26 ans, Evenepoel a déjà fini le game international : « Bingo après le jump de sa vie ». « La carte de bingo est complète. Après avoir littéralement connu des hauts et des bas, Remco Evenepoel s’est battu jusqu’au titre européen sur route en Slovénie. Le soulagement était immense, et l’envie de prendre sa revanche après l’échec aux Championnats du monde peut-être encore plus grande », explique le quotidien néerlandophone.

« Premier coureur de tous les temps à remporter tous les championnats… mais c’était très serré », a choisi la Gazet van Antwerpen.

À l’étranger, le sacre d’Evenepoel est moins mis en avant. Pas de trace du Belge sur les Unes de Marca ou de As en Espagne, par exemple. En Italie, malgré deux coureurs de la botte sur le podium, le sacre d’Evenepoel ne trouvait pas non plus de place sur les unes, où l’on a préféré parlé de la 2e place d’Antonelli en Malaisie et de la rencontre de la Squadra face à la Turquie de ce lundi soir.

En France, on peut compter sur l’Équipe pour mettre en avant le sacre du Belge. Le quotidien sportif joue sur le fait que la course s’est conclue à la photo-finish : « Remco y a pas photo ». « Le Belge a su surmonter sa déception des Mondiaux pour se hisser, enfin, sur le toit de l’Europe », poursuit le journal français dans ses lignes.

Enfin, Eurosport fait également la part belle à Evenepoel. « La revanche de Remco Evenepoel, en or pour compléter sa sainte trinité », écrit la chaîne sportive. « Remco Evenepoel avait des comptes à régler et des choses à se pardonner. Une semaine après le raté des Mondiaux (12e), le Belge s’est repris avec brio en Slovénie aux Europe, décrochant le dernier maillot qui lui restait à conquérir pour compléter sa sainte trinité (JO-Mondiaux-Europe). Une première dans l’histoire. Une sacrée revanche, surtout. »